Alimentation du guépard

Son régime alimentaire est carnivore, essentiellement constitué de mammifères de moins de 40 kg, tels des gazelles, impalas, veaux de gnou, jeunes des phacochères, lièvres, antilopes naines; (steenboks, ourébis, dik-diks) et lapins. La technique de chasse du guépard se distingue de la chasse à l’affût adoptée par la plupart des grands félins : pour attraper sa proie, il s'approche du troupeau après avoir scruté le terrain depuis une branche d’arbre, le sommet d’une termitière ou même depuis les toits des voitures. Une fois qu’il a repéré un animal qui s’est éloigné de son groupe, le guépard s’en approche patiemment à moins de 50 mètres. Il accélère alors subitement, durant quelques dizaines de secondes jusqu'à atteindre son exceptionnelle vitesse, qui lui permet d’attraper des animaux rapides. Le guépard étant donc à la fois patient et véloce, il a mérité son nom targui traduit par « celui qui avance lentement ». Le guépard chasse surtout pendant le jour (début de matinée et fin d’après-midi), lorsque les autres prédateurs dorment, probablement parce qu’il se laisse facilement intimider par tous ceux qui veulent lui voler sa proie ; même les vautours peuvent forcer un guépard à abandonner une carcasse. C’est pourquoi le guépard tire sa proie à l’abri pour pouvoir la dévorer en paix. Lorsqu’il est repu, il abandonne les restes aux charognards. Les guépards des montagnes du Sahara constituent une exception puisque ce sont des chasseurs nocturnes. Lorsque le guépard arrive suffisamment près de sa proie, s'il la rattrape ce qui dans environ la moitié des cas, il se sert de sa patte, pourvu qu'une de ses grosses griffes solides et aiguisées, pour faire un "croche patte" à sa proie et la déséquilibre afin qu'elle tombe. Une fois à terre, la proie est condamnée. Le guépard s'empresse de la plaquer au sol et enserre la gorge de la victime entre ses crocs puissants. Ainsi, il tue rapidement sa victime, qui meurt étouffée. Une fois sa victime achevée, le guépard doit toutefois attendre avant de manger. Il est épuisé par l'effort qu'il a fourni pour courir. Pendant la course, son corps s'est dangereusement échauffé. En effet, un tel effort provoque un échauffement considérable de l'organisme, si la course est trop longue, le guépard peut mourir de surchauffement. De plus, il est essoufflé. Il se repose donc de longues minutes, toujours aux aguets, avant de pouvoir enfin déguster un repas durement acquis. Malgré tout, si le guépard est un champion de vitesse et qu'il possède un des taux de réussite à la chasse parmi les plus élevés chez les félins, toute médaille à son revers. Après sa course, épuisé, le guépard est à la merci des prédateurs plus puissants que lui, tels que le lion ou la hyène. Prédateurs qui n'hésitent pas à voler la nourriture des autres. Mais le guépard est fait pour courir, pas pour combattre. Il est bien trop léger et fragile pour se battre ainsi, risquer une blessure qui l'empêcherait de chasser et le condamnerait à mourir de faim. Aussi, lorsqu'un carnivore plus fort que lui veut lui voler sa proie, le guépard n'a pas d'autre choix que de fuir.

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